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Retraite du Chirurgien-Dentiste en clair

Affilié à la CARCDSF, votre retraite repose sur trois étages — base, complémentaire et PCV — et chute en moyenne de près de 70 % par rapport à vos revenus. Estimez votre pension et vos leviers en 3 minutes.

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Comment fonctionne la retraite du chirurgien-dentiste ?

Le chirurgien-dentiste libéral cotise à la CARCDSF (Caisse Autonome de Retraite des Chirurgiens-Dentistes et des Sages-Femmes). Sa pension se construit sur trois régimes obligatoires, ce qui en fait l'une des retraites libérales les plus exposées à la chute de revenus.

Comme pour les médecins, la part conventionnée — la PCV — ajoute un étage utile mais dépendant de votre statut : bien le comprendre évite les mauvaises surprises au moment de la liquidation.

Trois régimes obligatoires

  • Le régime de base (CNAVPL) — par points, commun aux professions libérales (valeur du point revalorisée périodiquement).
  • Le régime complémentaire CARCDSF — par points, avec une valeur de point revalorisée périodiquement. C'est le principal contributeur à la pension.
  • La PCV (Prestation Complémentaire de Vieillesse) — réservée aux praticiens conventionnés, en partie financée par l'Assurance Maladie.

Des cotisations conséquentes

L'effort de cotisation est élevé : environ une cotisation proportionnelle sur la première tranche de revenu pour la base (complétés d'une part sur le revenu total), de l'ordre de une part proportionnelle pour la complémentaire (entre 0,65 et 5 PASS), auxquels s'ajoute la PCV (une part forfaitaire d'environ un forfait revalorisé périodiquement et une part proportionnelle). D'où l'intérêt d'optimiser chaque levier disponible.

La PCV dépend de votre conventionnement

Comme l'ASV des médecins, la PCV est cofinancée par l'Assurance Maladie pour les dentistes conventionnés. Votre statut conventionnel influence donc directement une part de votre future pension — un point à intégrer dans toute projection.

Âge de départ et taux plein

La réforme de 2023 s'applique aux dentistes : l'âge légal est de 64 ans et le taux plein s'obtient à 67 ans (ou 172 trimestres). En cas de cumul emploi-retraite, les cotisations restent dues et peuvent ouvrir des droits à une seconde pension, dans la limite des plafonds applicables.

Le vrai enjeu : une chute marquée

C'est l'un des écarts les plus importants chez les libéraux. Le revenu moyen déclaré d'un chirurgien-dentiste atteint 112 800 € par an, tandis que la pension moyenne servie par la CARCDSF est de 34 450 € par an (soit ≈ 2 870 € par mois). La baisse de niveau de vie dépasse fréquemment 50 %, et approche 70 % pour les revenus élevés.

Réversion et prévoyance

En cas de décès, le conjoint peut bénéficier d'une pension de réversion, dont les règles varient selon les régimes concernés, sous conditions. La CARCDSF gère aussi un régime invalidité-décès, qui n'a pas vocation à remplacer un contrat de prévoyance individuel, souvent nécessaire pour protéger la famille pendant la vie active.

Les leviers d'optimisation

  • Le Plan d'Épargne Retraite (PER) — déductible, il prend le relais des anciens contrats Madelin et reste le complément naturel d'une pension obligatoire structurellement basse.
  • La préparation de la cession du cabinet — un actif souvent significatif, à valoriser et céder au bon moment.
  • Le report du départ — pour limiter toute minoration de la base et viser le taux plein.
  • L'optimisation de la CSG — son taux sur la pension dépend du revenu fiscal de référence.

La simulation met en évidence l'ampleur de l'écart ; un conseiller peut ensuite dimensionner le PER et caler le calendrier de cession.

Sources : CARCDSF, CNAVPL (paramètres et chiffres en vigueur). Les montants moyens sont des ordres de grandeur et ne constituent pas une simulation individuelle.

La retraite du chirurgien-dentiste en 4 chiffres

L'essentiel à connaître avant de lancer votre simulation.

Régime concerné
CARCDSF
Base CNAVPL + complémentaire CARCDSF + PCV (conventionnés).
Âge légal
64 ans
Taux plein 67 ans / 172 trimestres.
Pension moyenne
≈ 2 870 €
Par mois — moyenne (34 450 €/an), revenu moyen 112 800 €/an.
Point d'attention
−69 %
Chute de revenus moyenne (souvent supérieure à 50 %).

Un cas concret : chirurgien-dentiste, 52 ans

📊 Exemple illustratif — pas vos chiffres réels
Revenu d'activité
9 400 €
par mois
Pension estimée
≈ 2 900 €
par mois
Écart de niveau de vie
−6 500 €
par mois
soit ≈ −69 % de revenus

L'écart dépasse souvent 50 % du revenu. En agissant dès 52 ans — PER et préparation de la cession du cabinet — l'effort mensuel pour le combler est bien plus léger qu'en fin de carrière.

Les erreurs les plus fréquentes

Elles coûtent cher — et sont presque toujours évitables avec un peu d'avance.

Attendre 60 ans pour vérifier ses droits

Trois régimes se cumulent (base, complémentaire, PCV). Plus on s'y prend tôt, plus les leviers sont nombreux et l'effort mensuel faible.

Ignorer la dépendance à la PCV

Une part de la pension dépend du conventionnement via la PCV. Changer de statut conventionnel modifie ce volet, donc la projection.

Sous-estimer la chute de plus de 50 %

L'écart entre 112 800 €/an de revenus et environ 2 870 €/mois de pension est l'un des plus importants chez les libéraux.

Négliger l'avantage fiscal du PER

Avec une tranche marginale souvent élevée, ne pas utiliser le PER (qui remplace le Madelin) revient à renoncer à une économie d'impôt récurrente.

Mal préparer la vente du cabinet

Le cabinet est un actif clé. Sa cession (valorisation, fiscalité, calendrier) se prépare plusieurs années avant le départ.

Oublier d'optimiser la CSG

Le taux de CSG sur la pension peut être réduit selon le revenu fiscal de référence — un levier discret mais récurrent.

Questions fréquentes

Tout ce que les chirurgiens-dentistes demandent sur leur retraite.

À quelle caisse de retraite est affilié un chirurgien-dentiste ?
Le chirurgien-dentiste libéral cotise à la CARCDSF. Elle gère le régime de base (pour le compte de la CNAVPL), le régime complémentaire de la profession et la PCV des praticiens conventionnés.
Quel est l'âge de départ à la retraite d'un dentiste ?
La réforme de 2023 s'applique : l'âge légal est de 64 ans et le taux plein s'obtient à 67 ans (ou avec 172 trimestres).
Qu'est-ce que la PCV ?
La Prestation Complémentaire de Vieillesse est un régime réservé aux dentistes conventionnés, cofinancé en partie par l'Assurance Maladie. Elle constitue le troisième étage de la retraite, en plus de la base et de la complémentaire.
Quelle est la pension de retraite moyenne d'un chirurgien-dentiste ?
La pension moyenne globale s'élève à environ 34 450 € par an, soit près de 2 870 € par mois. À comparer à un revenu moyen déclaré de 112 800 € par an.
Pourquoi la chute de revenus dépasse-t-elle souvent 50 % ?
Parce que les régimes obligatoires sont plafonnés alors que les revenus des dentistes sont élevés. L'écart entre l'activité et la pension dépasse fréquemment 50 %, et approche 70 % pour les plus hauts revenus.
Comment est calculée la retraite complémentaire CARCDSF ?
Par points : les cotisations sont converties en points selon une valeur d'achat, et la pension correspond au total des points multiplié par la valeur du point (revalorisée périodiquement).
La vente du cabinet est-elle liée à la retraite ?
Oui. Le cabinet est souvent un actif important : sa valorisation et sa cession ont des conséquences fiscales et patrimoniales, et certaines prestations supposent la cessation effective d'activité.
Le PER est-il intéressant pour un dentiste ?
Très souvent. Avec une tranche marginale élevée, les versements déductibles réduisent l'impôt tout en complétant une pension obligatoire structurellement basse. Le PER a remplacé les anciens contrats Madelin.
Comment estimer précisément ma retraite de chirurgien-dentiste ?
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