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Retraite du Pédicure-Podologue en clair

Affilié à la CARPIMKO, votre retraite combine base, complémentaire et ASV — mais l'ASV ne porte que sur votre part conventionnée, pas sur les semelles. La pension chute de plus de 60 %. Estimez la vôtre en 3 minutes.

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Comment fonctionne la retraite du pédicure-podologue ?

Le pédicure-podologue libéral cotise à la CARPIMKO, comme les infirmiers, kinésithérapeutes, orthophonistes et orthoptistes. Sa retraite combine quatre régimes (base, complémentaire, ASV et invalidité-décès). Mais une singularité le distingue : une activité à cheval entre soins conventionnés (remboursés) et actes hors nomenclature (semelles, soins de confort) — ce qui pèse directement sur sa retraite supplémentaire.

Quatre régimes, trois pour la pension

  • Le régime de base (CNAVPL) — par points, une cotisation proportionnelle au revenu, à taux principal jusqu'au plafond puis réduit au-delà.
  • Le régime complémentaire CARPIMKO — par points, la part la plus importante de la pension.
  • L'ASV (Avantage Social Vieillesse) — réservé à la part conventionnée, cofinancé aux deux tiers par l'Assurance Maladie.
  • Le régime invalidité-décès — cotisation forfaitaire unique (forfait revalorisé périodiquement).

La réforme de la complémentaire

Depuis cette réforme, la complémentaire CARPIMKO est intégralement proportionnelle : un taux unique proportionnel sur les revenus compris entre 0,5 et 3 PASS remplace l'ancien forfait. Les points dépendent désormais du montant cotisé (valeur du point revalorisée périodiquement).

Conventionné ou hors nomenclature : l'ASV ne voit qu'une partie

Les soins podologiques conventionnés ouvrent l'ASV (cofinancée par l'Assurance Maladie), mais les semelles orthopédiques, les soins de confort et la pédicurie non médicale en sont exclus. Un podologue très orienté « hors nomenclature » cotise moins d'ASV — et accumule donc moins de droits à retraite supplémentaire sur cette part.

Âge, taux plein et charges spécifiques

L'âge légal est de 64 ans et le taux plein s'obtient à 67 ans (ou 172 trimestres). À noter : l'équipement d'un cabinet de podologie (podoscope, fraiseuse, atelier de fabrication de semelles) représente un investissement spécifique ; ces charges sont déductibles en BNC réel mais pèsent sur la trésorerie, donc sur la capacité à épargner pour la retraite.

Le vrai enjeu : une pension modeste

Avec un revenu d'activité (BNC) souvent autour de 43 000 € par an et une pension de l'ordre de 1 300 € par mois pour une carrière complète, la baisse de niveau de vie approche 60 % — et davantage encore lorsque la part conventionnée (donc l'ASV) est faible. Le complément personnel mérite d'être anticipé.

Les leviers d'optimisation

  • Le Plan d'Épargne Retraite (PER) — déductible dans la limite du plafond fiscal, il a remplacé le Madelin et reste un levier fréquemment utilisé.
  • Une prévoyance adaptée — d'autant plus que la CARPIMKO ne complète plus les indemnités maternité depuis 2025 et ne verse d'IJ qu'au 91e jour d'arrêt.
  • Le rachat de trimestres — utile en cas de carrière courte ou interrompue.
  • Le report du départ — pour limiter la minoration et accumuler des points.

La simulation chiffre l'écart en quelques minutes ; un conseiller peut ensuite calibrer le PER et la prévoyance.

Sources : CARPIMKO, CNAVPL (paramètres, réforme de la complémentaire). Les montants moyens sont des ordres de grandeur et ne constituent pas une simulation individuelle.

La retraite du pédicure-podologue en 4 chiffres

L'essentiel à connaître avant de lancer votre simulation.

Régime concerné
CARPIMKO
Base CNAVPL + complémentaire CARPIMKO + ASV (part conventionnée).
Âge légal
64 ans
Taux plein 67 ans / 172 trimestres.
Pension moyenne
≈ 1 300 €
Par mois — carrière complète (base + complémentaire + ASV).
Point d'attention
Activité hybride
L'ASV ne porte que sur la part conventionnée, pas sur les semelles.

Un cas concret : pédicure-podologue, 52 ans

📊 Exemple illustratif — pas vos chiffres réels
Revenu d'activité
3 600 €
par mois
Pension estimée
≈ 1 300 €
par mois
Écart de niveau de vie
−2 300 €
par mois
soit ≈ −64 % de revenus

Avec une ASV souvent partielle, le complément est décisif. En démarrant un PER dès 52 ans plutôt qu'à 60, l'effort mensuel pour combler l'écart est bien plus léger — et déductible dans la limite du plafond fiscal.

Les erreurs les plus fréquentes

Elles coûtent cher — et sont presque toujours évitables avec un peu d'avance.

Oublier que l'ASV ne porte que sur le conventionné

Semelles orthopédiques, soins de confort et pédicurie non médicale sont hors nomenclature : ils ne génèrent pas d'ASV. Une activité très « libre » réduit cet étage de la pension.

Croire que la CARPIMKO suffira

La pension obligatoire est modeste (de l'ordre de 1 300 € par mois). Compter sur la seule caisse expose à une chute de niveau de vie d'environ 60 %.

Sous-estimer les charges de matériel

Podoscope, fraiseuse, atelier de semelles : l'investissement pèse sur la trésorerie. Sans pilotage, il rogne la capacité à épargner pour la retraite.

Négliger le PER

Les versements PER sont déductibles du revenu : un levier d'autant plus utile que l'ASV est partielle et la pension faible.

Oublier la prévoyance

Depuis 2025, la CARPIMKO ne complète plus les indemnités maternité, et les IJ ne démarrent qu'au 91e jour d'arrêt : une prévoyance privée est souvent nécessaire.

Ignorer la réforme de la complémentaire

Le passage à une cotisation 100 % proportionnelle (un taux proportionnel) lie les points au montant cotisé : les années à faible revenu pèsent désormais directement sur les droits.

Questions fréquentes

Tout ce que les pédicures-podologues demandent sur leur retraite.

À quelle caisse de retraite cotise un pédicure-podologue ?
Le pédicure-podologue libéral cotise à la CARPIMKO, comme les infirmiers, kinésithérapeutes, orthophonistes et orthoptistes. Elle gère quatre régimes : base, complémentaire, ASV et invalidité-décès.
Quel est l'âge de départ à la retraite d'un podologue ?
L'âge légal est de 64 ans et le taux plein s'obtient à 67 ans (ou 172 trimestres pour les générations nées à partir de 1968).
Les semelles et soins de confort comptent-ils pour l'ASV ?
Non. L'ASV ne porte que sur la part conventionnée de l'activité. Les semelles orthopédiques, les soins de confort et la pédicurie non médicale sont hors nomenclature : ils ne génèrent pas de droits ASV.
Quelle est la pension de retraite moyenne d'un pédicure-podologue ?
Elle est modeste : de l'ordre de 1 300 € par mois pour une carrière complète, à comparer à un revenu d'activité souvent proche de 43 000 € par an. L'écart est plus marqué encore lorsque la part conventionnée est faible.
Qu'est-ce qui change avec la réforme de la complémentaire ?
La retraite complémentaire CARPIMKO devient intégralement proportionnelle : un taux unique proportionnel sur les revenus entre 0,5 et 3 PASS remplace l'ancien forfait. Les points sont attribués selon le montant cotisé, selon la valeur du point revalorisée périodiquement.
Combien coûtent les cotisations CARPIMKO d'un podologue ?
Selon le revenu, comptez de l'ordre de 5 000 à 7 000 € par an pour la CARPIMKO (base, complémentaire, invalidité-décès). En ajoutant l'URSSAF et la CSG-CRDS, l'ensemble des charges sociales représente souvent 8 000 à 10 000 € par an.
Quelle prévoyance en cas de maternité ou d'arrêt de travail ?
Depuis janvier 2025, la CARPIMKO ne complète plus les indemnités entre les congés prénatal et postnatal, et les indemnités journalières ne démarrent qu'au 91e jour d'arrêt. Un contrat de prévoyance privé est souvent nécessaire.
Le PER est-il intéressant pour un pédicure-podologue ?
Oui, c'est un levier fréquemment utilisé. Les versements sont déductibles du revenu imposable et le PER a remplacé le contrat Madelin : il complète une pension obligatoire structurellement basse, surtout quand l'ASV est partielle.
Comment estimer précisément ma retraite de pédicure-podologue ?
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